Pertes liées aux prédations - COHABITATION

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Pertes liées aux prédations

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Voici une réponse claire, structurée et fondée sur les données les plus solides disponibles. Elle distingue le nombre d’ovins en transhumance, les mortalités naturelles, les pertes liées à la prédation, et la part attribuable à l’ours.
Résumé essentiel
 
Environ 518 000 ovins montent en estive dans les Pyrénées chaque été.  
Les mortalités naturelles (chutes, maladies, foudre, accidents) représentent plusieurs milliers de brebis par an, mais ne sont pas comptabilisées avec précision.
L’ours cause officiellement autour de 1 000 brebis tuées par an, soit moins de 0,2 % du cheptel transhumant, mais cette part augmente fortement localement (notamment en Ariège).

1. Combien d’ovins transhument dans les Pyrénées ?
 
Les chiffres les plus fiables proviennent d’une étude vétérinaire (ENVA, 2021) :
620 000 herbivores montent en estive dans les Pyrénées françaises
Dont 518 000 ovins (brebis + agneaux)
Ces chiffres sont remarquablement stables depuis une décennie.

2. Combien de brebis meurent naturellement (chutes, maladies, foudre, accidents) ?
 
Il n’existe pas de comptage officiel national ou pyrénéen : seules les pertes indemnisables (prédation) sont recensées.
Les mortalités naturelles sont donc largement sous-documentées, mais les études pastorales donnent des ordres de grandeur.
Estimations issues des travaux pastoraux :
Les mortalités naturelles en estive sont généralement évaluées entre 1 % et 3 % du troupeau selon les massifs.
Pour 518 000 ovins, cela représente 5 000 à 15 000 morts/an (chiffre indicatif, non officiel).
Ces pertes incluent : Chutes en ravin, Maladies (entérotoxémies, parasitisme, pneumonies…), Foudre, Accidents divers (noyades, blocages, fractures…)
Ces causes restent de loin les premières sources de mortalité en montagne.

3. Combien de brebis sont tuées par prédation ?
 
Prédation par l’ours 1 173 animaux tués ou blessés en 2019 (OFB)
En Ariège, les pertes reconnues sont 900 à 1 000 brebis/an, plus autant de bêtes disparues (non retrouvées).
Prédation par le loup
Présente surtout en piémont et zones orientales, mais nettement moins importante que l’ours dans le cœur pyrénéen. (Non chiffrée dans les sources trouvées car hors périmètre de la question.)

4. Quelle est la part de l’ours dans la mortalité totale ?
 
À l’échelle du massif pyrénéen Cheptel transhumant : 518 000 ovins
Pertes attribuées à l’ours : ≈ 1 000/an  
→ Part de l’ours : environ 0,19 % du cheptel (≈ 2 pour 1 000 brebis)
À l’échelle locale (Ariège, Couserans, Haute-Ariège)
Les pertes peuvent atteindre 5 à 10 % du troupeau dans certains secteurs très fréquentés par les ours.
Les pertes indirectes (stress, avortements, baisse de production) sont réelles mais difficiles à quantifier.

5. Conclusion claire
 
Oui, on connaît le nombre d’ovins en transhumance : 518 000.
Non, les mortalités naturelles ne sont pas comptabilisées précisément, mais elles sont largement supérieures aux pertes par prédation.
L’ours représente environ 0,2 % du cheptel, mais beaucoup plus localement, ce qui explique la tension dans certains territoires.
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