La place de l'homme - COHABITATION

COHABITATION
COHABITATION
Aller au contenu

La place de l'homme

Cohabiter
LA PLACE DE L’HOMME SUR LA TERRE
Je m’appelle la Terre, et je n’ai créé aucune frontière, ni de drapeaux multicolores qui séparent les nations, ni de chants patriotiques qui attisent la haine. J’offre toute la beauté de ma nature à mes touristes. Quant aux voyageurs, Terriens sans frontières, être partout sans être enfermé nulle part, telle pourrait être la devise. Trois forces primaires de vie existent sur ma planète. La nature, les animaux et l'humanité. Vous êtes les terriens... Faites la connexion !
Actuellement, de nombreux ouvrages remettent en cause les conceptions scientifiques du siècle dernier. Ils tendent à placer l’homme d’aujourd’hui devant une seule alternative : ou poursuivre une monumentale erreur d’anthropomorphisme béat, ou faire face à une révision, peut-être déchirante, d’un certain confort intellectuel qui nous montrait l’homme parvenu au faîte de la connaissance.
Dans le premier cas, l’homme se croit la seule créature élue de l’univers, le point oméga de la création, se permettant de tout asservir, de tout polluer, de tout détruire pour s’assurer la suprématie et se hisser à la hauteur de la situation qu’il convoite, ceci en marchant sur les cadavres de toutes les espèces qu’il a asservies et exploitées, sans aucun respect ni de la vie, ni de l’harmonie de la nature, et sans se demander si les êtres qu’il écrase, exploite ou asservit, n’ont pas comme lui le simple droit à la vie, et oubliant qu’ils ne sont pas au service de cet animal dégénéré qu’est devenu l’homme, utilisant son « intellect dépravé au service de la bête »
Voici notre orgueil ramené à des plus justes proportions. Au moment où l’homme, debout sur son tas de fumier, s’apprête à pousser un joyeux cocorico, la nature le confronte à des situations inextricables. Le « dieu du cosmos » est impuissant devant un ouragan, un cyclone, une tempête de neige, mieux encore : une défaillance de sa technologie. Voici alors le dieu déconfit, malgré sa science, ramené à de plus justes proportions face aux énergies déchaînées dont il ne pourra jamais se rendre maître par la voie matérielle, et dont les initiés et les sages de tous les temps nous ont dit qu’il pourra en triompher par la reconnaissance du règne de l’esprit et du respect de la création.
Il faut donc choisir : ou l’homme est un animal amélioré, et on peut encore se demander où est l’amélioration ? Et son manque de sagesse le fait courir à sa perte, ou bien il se reconnaît à la fois comme esprit et matière et, dans ce cas, il accepte de donner une part à l’esprit, ce qui lui permettra de s’ouvrir à une nouvelle dimension. Sa conscience ira en s’élargissant et il finira par comprendre et croire ce que lui disent les sages : " qu’il fait partie de l’univers, qu’il est un avec tout ce qui vit, que lorsqu’il souille, exploite, salit et torture, c’est lui-même qu’il traite ainsi ".
Tout à fait comme si, à l’intérieur d’un organisme, les cellules nerveuses pensaient qu’après tout elles sont d’une essence supérieure et décidaient de l’extermination des cellules rénales ou hépatiques... L’homme ne se demande pas plus, en se faisant simple observateur, comment il se fait que l’animal n’ait jamais détruit ni pollué la Terre alors que lui-même, dernier-né de cette évolution, doué de « raison » dont il tire tant d’orgueil, occupant de la dernière minute, est en train de se précipiter la tête la première dans l’abîme d’absurdité qu’il a lui-même creusé.
Les cris d’alarme de tous les sages, de toutes les époques, qui sont entendus un instant, mobilisant quelque énergie, comme Alexis Carrel dans « L’homme, cet inconnu », sont vite oubliés tant notre société est régie par des impératifs financiers ou des désirs de domination physique ou intellectuelle.
Penser autrement ! Malheureusement aussi, l’histoire se répète et l’homme n’a pas tiré du passé l’expérience de ses erreurs, ce qui explique peut-être le silence des gnostiques. Toutes les grandes découvertes n’ont été reconnues que tardivement, et les grands découvreurs ont été persécutés et traités de fous, tant il est dans la nature de l’homme de reléguer au rang de la pathologie tout ce qu’il ne peut, dans son monstrueux orgueil, ramener à son niveau.
Jean Emile Charon, l'Einstein français de la physique de l'esprit, nous dit : « les scientifiques actuels sont incapables de penser métaphysique, car il leur manque cette dimension » et leur manque de modestie leur fait déclarer que tout ce qu’ils ne peuvent voir, concevoir ou comprendre, n’existe pas.
Cette attitude, commode pour leur amour-propre, leur permet de continuer à se taper la poitrine en disant : « nous sommes les plus grands, les plus intelligents et les plus forts ». Charon vient tempérer leur enthousiasme en leur disant que l’esprit seul fait son expérience et que le constructeur restera toujours supérieur à la machine construite ; et qu’au fond, l’homme se comporte comme un ordinateur qui aurait décidé de vivre sa vie, piètre comparaison pour ce dieu de l’univers que se croit l’homme !
Charon montre aussi que la nature n’est pas avare et qu’elle tente des essais dans de nombreuses directions, abandonnant ce qui ne lui semble plus valable, sans regret et construisant ailleurs. Il n’est qu’à voir les espèces disparues au cours des âges. L’homme devrait penser qu’il n’est là que depuis peu de temps et que si la nature est capable de créer des milliers de glands pour un seul chêne, il est possible que des milliers de planètes fassent actuellement l’expérience de l’homme et que notre civilisation soit parmi les « déchets de cette gestation ».
Dans cette courte vidéo, il n’est pas de prêcher sur ce qui est bien ou mal, mais simplement de tenir un miroir à l’humanité, et d’imaginer la vie du point de vue des nombreuses espèces dominées par la race humaine. Voilà à quoi ressemblerait notre monde si les rôles des humains et des animaux étaient inversés ? Qu’est-ce que cela ferait d’être dominé par une autre espèce?
Depuis l’époque où nous avions des ancêtres communs avec d’autres espèces animales, nous sommes arrivés à Homo sapiens, par une longue série d’étapes et de changements minimes. Au sein de cette lente évolution, nul moment magique qui permettrait de conférer à l’espèce humaine une nature fondamentalement différente des nombreuses espèces d’hominidés et autres qui nous ont précédés.
L’intelligence hors du commun dont jouissent les êtres humains leur a offert un immense potentiel de créativité, d’amour et de compassion, mais aussi de haine et de cruauté. Le point fondamental ici est que le fait que l’espèce humaine ait produit les cantates de Bach et les poèmes de Baudelaire ne lui confère en aucun cas un droit moral de faire inutilement souffrir les huit millions d’espèces qui sont ses concitoyens en ce monde. Il est temps de reconnaître que les animaux ne sont pas des moyens pour nos fins. Ils n’ont pas été placés sur Terre pour nous servir, nous nourrir ou nous réconforter. Ils ont au contraire leur propre existence subjective, et donc leurs propres droits égaux et inviolables à la vie et à la liberté, ce qui interdit de leur faire du mal, de les chasser, de les tuer, de les emprisonner, de les posséder et de les mettre en esclavage.
Einstein disait « Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux. »
Que sommes-nous aujourd’hui sinon des faire-valoir, demain peut-être des marchandises ou bien des trophées, des boucs émissaires pour des vaches ou des moutons tués, et rarement par nous ? Je sais que le bétail a peur de nous, qu’il fait parfois n’importe quoi rien que parce qu’il sent notre présence. Mais comment reprocher à un ours d’être un ours ? Je n’ai pas demandé à ce que l’on vienne me plonger dans ce cauchemar humain. Je sais que je n’ai rien à attendre des hommes.  Comment le pourrais-je lorsque je vois comment ils se traitent entre eux ? Alors je poursuis ma vie d’ours en espérant ne jamais les croiser. Ils sont faciles à repérer, donc à éviter. Ils sont balourds et bruyants et leur odeur est étrange, on ne peut la confondre avec aucune autre.
La cohabitation entre l’ours et l’homme est-elle possible ? La question n’est pas de choisir entre l’ours et l’homme, la seule vraie bonne piste, c’est comment on vit ensemble. Alors, comment ? En s’adaptant. Certains bergers-éleveurs affirment, et ont prouvé, qu’il est tout à fait possible d’éviter les attaques de troupeaux. Alors pourquoi, eux, y arrivent-ils et pas les autres ?
COHABITER pour retrouver l'authenticité de cette montagne vivante
Retourner au contenu